De l’importance de parler de sexe.

 

Voilà un bon moment que je songe à écrire cet article sans jamais y parvenir. Parce que l’angle n’est pas bon, que l’approche ne me convient pas, mais aujourd’hui j’ai décidé de me lancer pour de bon, et d’ouvrir une nouvelle catégorie d’articles sur le blog.

Plus je m’intéresse à ce sujet, plus je me rends compte de l’importance d’en parler; le tout étant de savoir comment. Je ne suis pas professeure d’éducation sexuelle, je ne suis pas actrice de films X, je ne suis pas non plus gynécologue. Je suis juste une jeune femme ayant décidé d’assumer pleinement son rapport avec sa sexualité; une femme qui trouve ce sujet fascinant. Parce que oui, la sexualité, ses pratiques, les envies, les fantasmes, tout ceci est passionnant. « Parler de sexe sans parler de cul. » Ce slogan de la rubrique sexo de Maïa Mazaurette m’a convaincue à me lancer dans la rédaction de cet article.
En plus d’être passionnant, parler de sexualité est nécessaire. Trop d’idées préconçues et clichées liées à la sexualité mènent à des comportements problématiques, voir dangereux. Alors allons-y, parlons vagin, parlons vulve, pénis, orgasme, sextoys, bdsm, parlons consentement; échangeons de manière légère, fun, mais surtout dans le respect, la tolérance, et l’écoute de l’autre.
Je voudrais que l’on se débarrasse ici des clichés trop souvent rencontrés dans les médias, selon lesquels assumer sa sexualité et assumer ses désirs ferait de nous des personnes moins respectables, plus particulièrement lorsque l’on parle de sexualité féminine. Notre société a trop souvent tendance à faire culpabiliser les femmes quant à leur sexualité et ceci est réellement et profondément triste et admettons-le… complètement stupide et dépassé. La notion de « normalité » dans la sexualité est également très malsaine; elle entretient les complexes et mène parfois au dégoût de soi ou de l’autre. Il faut absolument désacraliser ce rapport au sexe, éduquer, informer, cesser d’entretenir les frustrations et les peurs, bref, remettre la sexualité à sa place: dans la vie de tous les jours.
Plusieurs bloggers, youtubeurs, journalistes et même séries TV m’ont aidé à y voir plus clair, à être plus à l’aise, à en parler sans honte et sans gêne. Je pense notamment à Maïa Mazaurette, Clemity Jane, Laci Green, Ovidie, SexySoucis, LeaChouee et bien d’autres encore. Je ne cherche pas à reprendre les mêmes idées, mais peut être, qui sait ,ajouter ma -toute petite – pierre à l’édifice. 

Bien entendu, il s’agit d’un sujet délicat, j’en ai conscience. Je ne cherche pas à attirer l’attention, je ne cherche pas à choquer qui que ce soit, j’estime que si vous êtes ici, c’est en connaissance de cause. Cependant, rien ne vous force à me lire. Si ce que j’écris vous met mal à l’aise, ce qui serait tout à fait compréhensible, je vous invite à quitter la page et à reprendre le cour normal de votre vie. Revues, joujoux, conseils, réflexions, coups de gueule sur un phénomène d’actualité lié à ce sujet…voilà ce que vous pourrez désormais trouver ici. Ça vous dit? 
Bien souvent, j’ai remarqué qu’il suffisait juste de lancer le sujet de manière décomplexée pour que les langues de délient et que la discussion s’ouvre. Parler de ses expériences, lire ou écouter celles des autres, c’est aussi élargir sa façon de penser et se permettre une vie sexuelle plus épanouie, et plus belle. J’ai décidé d’assumer et de m’y mettre. Je fais le premier pas avec cet article en guise d’introduction, en espérant que les articles à venir vous plairont. N’hésitez pas à venir me parler sur twitter, en tweet ou en message privé si vous avez des questions ou des idées d’articles.  Je vous embrasse fort.

Douceurs et caresses

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Ces objets qui ont changé ma vie.

 
Après avoir pu tester ces deux petites choses depuis quelques mois déjà et à en avoir été totalement satisfaite, je me décide enfin à vous en parler. Aujourd’hui, on va parler règle, et on va parler démaquillage. En l’occurence, les deux plus grosses plaies de la vie d’une femme, de toute personne aimant se maquiller et/ou disposant d’un vagin.
 
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LA CUP.

 
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Vous en avez sûrement déjà entendu parler un peu partout, vous attendiez le moment idéal pour passer du tampon à la cup, vous n’étiez pas convaincues par le principe: n’attendez-plus. La cup, c’est une révolution. Ce petit bout de plastique va changer votre quotidien. Pourquoi? Parce que c’est pratique, safe, très peu coûteux, et que vous n’aurez plus à en racheter chaque mois.
La cup qu’est-ce que c’est? C’est un petit récipient en forme de cloche, généralement en silicone médical ou en latex disposant le plus souvent d’une petite tige en plastique pour un retrait plus facile. Lors de vos règles, vous insérez la cup dans votre vagin grâce à un pliage particulier, et le sang écoulé sera récupéré dans la cup. Je ne vais pas trop m’éterniser sur la description, et les informations sont trouvables très facilement. Cependant, je tiens à vous faire part de mon expérience et aux avantages innombrables de ce petit dispositif.Premièrement, vous n’avez pas à vider votre cup toutes les trois heures comme un tampon ou une serviette. Non, la cup peut se garder 12h à l’intérieur du vagin, sans soucis, sans risque. On la vide le matin au réveil on la rince à l’eau clair, et on fait de même le soir avant d’aller se coucher. Avant le début de ses règles, on la fait bouillir pour la stériliser, et le tour est joué. Plus d’angoisses pendant la journée, plus besoin de se trimballer avec une cargaison de protections hygiéniques dans son sac. Et surtout, on ne la paye qu’une fois. La mienne est une fleurcup que j’ai eu pour 14 euros, et que je peux garder pendant 5 à 10 ans. 5 À 10 ANS ! Magique, non? D’autres marques plus onéreuses existent, mais je suis tout à fait satisfaite de la mienne et je ne vois pas l’intérêt d’avoir une cup à paillette ou a fleurs.

 

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Deuxièmement, un avantage majeur à la cup: fini les odeurs, fini les fuites! La cup dispose d’un système de ventouse qui va, lors de son application, se coller au paroi du vagin et empêcher tout contact du sang avec l’air. Niveau fuite, c’est pareil. Le tout est totalement hermétique. Je dors plus volontiers nue quand j’ai mes règles, que lorsque je ne les ai pas; le comble ! C’est un vrai bonheur de se sentir safe pendant ses règles. À moi la lingerie fine pendant mes règles! Yay!
Troisièmement, la cup évite en grande partie les infections/mycoses/bactéries/sécheresses vaginales. Pourquoi? Parce que le désavantage du tampon c’est qu’en plus d’absorber le sang de vos règles, il absorbe aussi les muqueuses et autres petites choses bien nécessaire au fonctionnement de son corps. Avec la cup, plus de soucis.La cup ne fait que récupérer le sang de vos règles, sans entrer en contact direct avec les muqueuses, ou du moins sans absorber quoi que ce soit d’autre que ce pourquoi elle a été conçue.
Le tampon donne bien souvent cette impression qu’on se vide de son sang pendant les règles: NON! Avec la cup, cette impression disparaît très vite. Par jour, il y a en moyenne 5mm de sang au fond de la cup, si ce n’est moins. La vidéo de Sophie Riche le dit mieux que moi: on perd pendant ses règles l’équivalent d’un verre à shot. Tranquille, non?
Une petite chose encore: Fini la serviette d’avant-règle, ce moment de suspens quand on a aucune idée de quand ses règles vont arriver. La cup peut se placer dans le vagin avant que ses règles n’aient commencé. Il est tout à fait possible de l’insérer la veille par exemple, quand on est sous pilule et qu’on sait qu’elles arriveront le lendemain sans trop savoir quand.
Bien entendu, la cup a aussi ses désavantages (qui n’en sont pas réellement, ou qui deviennent minimes avec le temps.) La cup n’est pas évidente d’application au début. Les premières fois ont été très pénibles pour moi. Je me suis retrouvée à pleurer dans ma salle de bain, n’arrivant pas à retirer la cup. J’étais foutue.
Pas de panique. C’est un moment difficile à passer, mais une fois qu’on s’y est fait, l’application et le retrait de la cup se fait tout naturellement. L’important, c’est de bien respirer, de ne pas paniquer, et de s’aider des muscles du périnée pour rendre le retrait plus facile ( et si je peux me permettre un petit conseil, les ongles longs, c’est pas forcément le top pour l’application ). Les techniques de pliage pour l’insérer se trouvent facilement. Personnellement, je préfère le pliage en « punch down », j’ai bien plus de facilité à l’appliquer de cette façon. Ne perdez pas espoir, à force, on s’y fait, ce ne sont que les deux premiers mois qui risquent d’être un peu pénible. Au moins, l’opération ne se répète que deux fois par jour.

 

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Autre chose encore: il est important d’être bien avec son corps, de se connaître. Vous allez forcément être en contact avec vos menstruations. Si vous détestez l’idée de 1) vous toucher -puisqu’il faut évidemment insérer quelques doigts dans le vagin pour insérer et retirer la cup- 2) avoir du sang sur les doigts : la cup n’est peut-être pas faite pour vous. Ce n’est pas de très longue durée et ce n’est pas NON PLUS un film d’horreur, mais certaines peuvent être dérangées par la vue du sang, ce qui est compréhensible.
Voilà. Les désavantages sont très peu nombreux en ce qui me concerne. La cup a vraiment changé ma vision des menstruations. Je n’y réfléchis plus, je ne suis plus angoissée pendant la journée, je peux nager, courir, faire de l’équitation, dormir nue, je n’ai plus à acheter quoi que ce soit, je n’ai plus à poser la fââââmeuse question gênante du « Eh, t’as pas un tampon? » non, maintenant c’est moi qui répond à celles qui me le demandent : « Quoi, t’es pas encore passée à la cup? » et tout ça, ouais, c’est vraiment super.

 

 

LE MAKE-UP ERASER.

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Le make-up eraser est une petite serviette en microfibres réutilisable et lavable en machine qui permet tout simplement de démaquiller la peau et les yeux sans avoir besoin d’un quelconque produit. Tout ce qu’il vous faudra en plus de la serviette, c’est… de l’eau.
Il suffit de passer la serviette sous l’eau, et de frotter son visage délicatement avec celle-ci. Le maquillage est immédiatement capté dans les fibres et ne donne aucun look panda. J’ai d’abord découvert ce petit bijou au travers d’une vidéo de grav3yardgirl, et dès que j’ai pu le trouver vers chez moi, j’ai sauté sur l’occasion. J’ai dit au revoir aux milliards de cotons jetés à la poubelle, et j’ai dit au revoir au démaquillant trop chers, trop gras, trop polluants qui prennent beaucoup trop de place dans la trousse de toilette quand on part en voyage.
J’ai mis à l’épreuve cette petite lingette en la faisant travailler sur un visage recouvert de fond de teint, de rouge à lèvre, de mascara et de liner. Après une minute ou deux, mon visage était lisse, propre, nettoyé, et aucun résidu de mascara sur les cils. Un vrai bonheur de ne pas avoir eu à repasser quatre fois sur les yeux. Tout comme la cup, le make-up eraser est incroyablement rentable. J’ai acheté le mien chez Sephora pour 19.90€ et je n’aurais pas à en racheter un avant, j’espère, de nombreuses années. Puisqu’il se lave en machine, son utilisation peut durer, je l’espère, un sacré bout de temps. Affaire à suivre.
Malgré tout, si vous avez les yeux très fragiles et sensibles, je vous conseille peut être d’utiliser un autre moyen pour vous démaquiller. Le teint, pas de problème, mais les yeux pourraient éventuellement être irrités si vous avez tendance à y aller un peu fort.

Je précise quand même qu’il n’est pas nécessaire de la passer en machine après CHAQUE utilisation! J’ai la mienne depuis environ 3 semaines et je ne l’ai pas encore lavée. Je n’ai utilisé d’ailleurs que la moitié de la serviette. S’il était nécessaire de la laver après chaque démaquillage, ce ne serait évidemment plus aussi rentable, ni écologique!

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Mon article se termine ici, j’espère qu’il vous aura plus et que vous aurez l’occasion de tester ces deux petites choses dans un futur plus ou moins proche. Réellement, mon quotidien est bien différent et bien plus serein depuis que j’utilise la cup et le make-up eraser. Je ne cherche pas à faire de la pub ( quoi que si, peut être un peu ) je vous ai présenté ces objets parce qu’ils ont réellement eu un impact incroyablement positif sur ma vie.
Je vous embrasse très fort, et je vous dis à tout bientôt.

 

logoooo

vide-tête, vide-poche.

 

À chaque fois que j’ouvre un blog, je réfléchis à l’aspect thématique de celui-ci. Il faut qu’il y ait une cohérence, un fil conducteur. La première fois, c’était les bons plans, la deuxième fois c’était le féminisme, une autre fois encore, c’était la mode. Depuis mon arrivée sur les réseaux sociaux, soit environ 6-7 ans en arrière, j’ai dû ouvrir une dizaine de blogs, sans jamais réussir à le tenir plus de quelques mois. Tout ça à cause mon faux perfectionnisme et ce besoin de cohérence.

Mais si j’avais simplement envie d’écrire sur des choses que j’aime? Qui me ressemblent? Et si je voulais juste écrire sans chercher à voir plus loin? Et si ? Et si? Et bien peut-être qu’il est temps, maintenant. Un peu de régularité dans mon désordre ne me ferait pas de mal. Un peu plus de photos, un peu plus de moi, un peu moins d’exigences. Ne pas me fixer d’objectifs trop précis, je pense que c’est ça la clé.

Des voyages, des pensées, des moments de vie, des coups de gueule -parce qu’il en faut- et surtout, beaucoup beaucoup de douceur. En espérant que vous réussirez à découvrir un peu mieux mon univers au travers des articles qui suivront, je vous embrasse très fort et je me réjoui de commencer cette nouvelle aventure. Penser Margaret, finalement, c’est penser autrement.

 

logoooo